Quel niveau minimum de trésorerie ?
15
JUIN 2017
Gestion de trésorerie

Le niveau minimum de trésorerie que l’entrepreneur souhaite garder est comparable au niveau de carburant à partir duquel l’automobiliste choisit d’aller faire son plein. S’il utilise trop la réserve, il risque la panne : le dépôt de bilan. S’il n’en prend pas assez, il perd trop de temps à la station-essence : il réduit sa marge de manœuvre et limite l’activité.

Comment trouver le bon équilibre ?

Quand va-t-on à la pompe à essence ?

 

On ne refait pas le plein d’essence à chaque trajet ! On compare systématiquement le niveau d’essence au besoin estimé en fonction du trajet, et on accepte que le niveau baisse si c’est maitrisé.

Pour la trésorerie de l’entreprise, il en est de même ! La trésorerie est une ressource pour l’entreprise, comme nous l’avons vu dans un précédent article de blog. Cette ressource a un coût : en résumé soit le prix du crédit court terme, soit le manque à gagner dû à l’absence d’investissement. Lorsqu’un automobiliste choisit de faire le plein car le prix du carburant lui paraît bon marché, il anticipe qu’il va avoir besoin rapidement de son carburant et qu’il va réaliser une économie d’achat supérieure à l’utilisation de son argent.
L’entrepreneur fera le même choix, s’il dispose de la trésorerie et qu’il envisage des achats de matières premières par exemple pour une commande reçue, son intérêt probable est de mobiliser sa trésorerie pour acheter des matières premières comptants et bénéficier ainsi d’une remise supplémentaire. Cette remise générera une marge plus importante.

Imaginons maintenant un long trajet.  Un entrepreneur qui va réaliser une commande importante et mobiliser des ressources externes  (sous-traitants, etc…) aura avantage à partir dans ce « long voyage » avec une certaine trésorerie d’avance pour faire face à des incertitudes (retards de paiement…) L’estimation de cette avance est du domaine du cas particulier.

Ces deux exemples illustrent bien la singularité du problème. A chaque cas, pas de réponse unique, mais des solutions dépendant du niveau de risque acceptable par l’entreprise.

Comme pour un automobiliste, il n’y a pas un niveau d’essence idéal ! Il est à analyser en fonction du trajet à réaliser, de la consommation de la voiture, et des stations accessibles sur le chemin. Pour l’entreprise, le niveau de trésorerie est à analyser en fonction de son activité à date et des revenus prévus à court terme. En tout état de cause, garder toujours des marges de sécurité : Quelle mauvaise surprise de découvrir que la station où l’on comptait faire le plein est fermée, et que c’est très risqué de rejoindre la suivante….

Pascal Marchetti

Co-fondateur et Administrateur de Formee
Ancien Directeur Général de la Banque Populaire des Alpes

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